25 juin 2007
Châteaux
Bonjour à toutes et à tous. Après un mois de silence, nous reprenons le clavier pour poster un nouveau message. Que s’est-il passé depuis un mois ?
En Tourisme, les élèves ont fini leur stage et passé leurs examens : pas de surprises concernant la correction, les notes reflètent le travail effectué (certains exams facile, comme la communication, de 2 à 18 ..) Les épreuves de guidage ont bien occupé Claire et Bertrand début juin, révision avec les étudiants en visitant les sites ; maintenant Claire connaît la citadelle et la grande mosquée par cœur, le souk des cuivres, le bimaristan, le quartier djeidé, …
En business, les étudiants ont maintenant fini les
cours ; ils ont néanmoins obtenu une rallonge d’un mois pour rendre le
projet annuel. Nous sommes trop gentils, l’an prochain, il faudra être plus
sévère sur pas mal de points. Il leur reste un examen à passer, et après,
espérons qu’ils se mettent à bosser à fond sur ce projet, n’ayant jamais fait
de mémoire ou d’exercice similaire durant leurs études, sûr que pour eux c’est
dur !
Le titre du message est « châteaux ». En effet, le
WE dernier, nous avons crevé notre bugdet en louant une voiture pdt 2 jours(30€/jour, kms illimités) pour
sortir de la ville après avoir été enfermé pdt 3 semaines pour cause d’examens
(les élèves avaient des épreuves orale le dimanche et écrites le samedi). Nous
sommes partis à Kassab le premier jour, ou nous sommes retournés sur la petite
plage sympathique que nous avions déjà visitée en septembre dernier, puis le lendemain,
avons visité les châteaux de Marqab, Qalaat al Khaf et apperçu le château de
Maysaf. Le premier, Marqab, est une masse impressionnante en basalte noir, en
restauration actuellement (il refont les joints entre les pierres avec … du
ciment blanc !; mais avec la raffinerie de Lattaquié en dessous, dans 10
ans, ils seront noirs). Le second, Qalaat al Khaf, vaut le détour. Détour car
pour y accéder, c’est 45 minutes de route étroite et sinueuse, en
passant dans
divers hameaux, et dans la verdure, et au bout de la route, encerclé par des
collines, on arrive au château, duquel il ne reste pas grand-chose. QG des
Assassins, une secte musulmane du XIème siècle qui entre autre, était connue
pour fumer du Haschisch. Ce château a tenu bon jusqu’en 1816, détruit par les
ottomans menés par l’aventurière anglaise Lady Hester Stanhope. Cela reste un
havre de paix, car aux alentour, c’est la nature, pas de bruits.. que c’était agréable !Le dernier,
Maysaf, est joli de loin, dominant sa ville, mais pour nous sans grand intérêt
de visite , et il était temps de rendre la voiture.
La semaine qui vient, les parents de Claire viennent nous visiter : nous leur feront découvrir notre quotidien.
A bientôt !
JB
PS: de nouvelles photos disponibles dans l'album "Monuments et visites"
10 mars 2007
Un week-end à Raqqa: Résafé et Qalaat Jaber

Départ donc samedi midi, avec Bertrand, depuis la gare de bus « Garage Hanano ». Prix du ticket de bus : 90LS, soit 1euro 30, pour faire 180km en un peu plus de 2h. Dans le bus, comme à l’accoutumée, on nous distribue verres d’eau et bonbon, pour faire passer le magnifique film égyptien, sûrement primé au festival du film béotien d’Alexandrie. A Raqqa, nous retrouvons Olivier, Virginie et leur petit Augustin, coopérants DCC à Al Harde, ainsi que Stéphane, « apprenti moine » ;) DCC à Mar Moussa (chargé des projets agricoles).
La colloc’ de Chantal, Majda, nous attendait, avec 2 énormes plats –dont je compléterai le nom lorsque je m’en rappellerai- composés de poulet, riz aux épices, amandes, piments, raisins sec… dont notre appétit gargantuesque à 15h30 n’a pas entamé plus de la moitié. (En Syrie, si l’invité arrive à finir le plat, c’est que l’hôte ne l’estime pas assez, en l’occurrence, on peut penser Majda nous estime énormément !!)
A la fin de ce repas - vers 18H – nous partîmes vers l’hôtel ( Lazaward Hotel, 00963 22 21 61 20 pour ceux qui veulent y séjourner, pour 1200 LS les chambres sont propres et silencieuses, et c’est l’un des rares hôtels de Raqqa) , pour prendre possession de nos chambres et y poser nos affaires. Là, nous retrouvions Simon et Thomas, copains d’Alep, enchantés de venir faire une virée à Raqqa entre français. Après une promenade nocturne dans Raqqa et la visite du centre de kinés pour handicapés moteur qui reçoit principalement des IMC, nous retournions à l’hôtel pour y visiter son restaurant, ma foi fort sympathique.
Après une bonne nuit reposante sans clocher maronite ni klaxons, ni travaux, nous sommes partis à 9h bien tassées pour visiter la région : Résafé et le lac Assad.
Résafé n’est pas une ville morte, comme on en trouve sur le massif calcaire Aleppin. Faite de gypse (roche blanche translucide à l’éclat gras, composée de Sulfate de Calcium, Ca SO4, 2 H20, elle se forme naturellement par évaporation des mers, et on en forme artificiellement en mélangeant de la chaux avec des fumées pour les désulfurer –et oui, on reste ingénieurs de l’école des mines qd même) et d’argile, les vestiges de cette immense ville fortifiée (400 x 500 m) aux portes du désert sont vraiment magnifiques.
On dit que Résafé pourrait être la Réçeph de la Bible (2 rois, 19 ;11-12 « Tu as appris ce que les rois d’Assyrie ont fait à tous les pays, les vouant à l’anathème, et toi, tu serais délivré ! Les ont-ils délivrés, les dieux des nations que mes pères ont dévastées, Gozân, Harân, Réçeph et les Edénites qui étaient à Tell Basar ? » et Isaïe 37 ;12).
Au cours du IIIe siècle après J.C., l’empereur romain Dioclétien fait bâtir une ville fortifiée, pour les caravanes, sur l’ancienne route commerciale qui relie Damas à l’Euphrate (via Dmeir et Palmyre). Après la prise de Doura-Europos par les perses sassanides en 256, Résafé est la nouvelle frontière entre l’ouest romain et l’est sassanide. La ville devient célèbre en 305, après le martyre de Serge, soldat romain convertit au christianisme et exécuté pour avoir refusé de sacrifier à Jupiter. Après la reconnaissance officielle du christianisme par Milan en 313, Serge est vénéré comme un saint et sa tombe attire de nombreux pèlerins. Sa renommée est si grande à la fin du IVe siècle que la ville est rebaptisée Sergiopolis. On construit de nouveaux remparts, ainsi qu’une basilique et d’immenses citernes destinées à approvisionner en eau 6000 hommes pendant un an ! Sous le règne de Justinien (527-565) la cité atteint l’apogée de sa prospérité. L’empereur y fait remplacer les murailles de terre par des murailles de pierre, et lance un vaste programme de construction à l’intérieur de la ville, afin de luter contre la menace Sassanide.
En 616, la ville est mise à sac par les Perses sassanides conduits par Khosrö II. Au VIIIe siècle, après la conquête de la Syrie par les musulmans arabes, le calife omeyyade Hisam restaure en grande partie la ville et y fait construire un palais. Mais Abbas, fondateur de la dynastie abbasside en 750, le détruit entièrement. Malgré un ter
rible séisme vers la fin du VIIIe siècle, la ville n’est pas dépeuplée mais a perdu sa prospérité d’antan. Il semble qu’une petite communauté chrétienne ait coexisté avec les musulmans jusqu’au XIIe siècle, époque à laquelle sa population a considérablement diminué. Après les invasions mongoles, Résafé se vide de ses habitants. Au cours des siècles suivants, les sables du désert reprennent leur place et protégèrent ainsi jusqu’à notre époque ce qui reste de l’antique cité.
Après avoir déambulé dans les ruines, être descendu dans les citernes cathédrales et exploré chaque grain de sable, nous rejoignîmes notre chauffeur, pour aller pique-niquer sur les bords du lac Assad, dans le Qalaat Jaber.
Les travaux de construction du
barrage sur l’Euphrate commencèrent en 1963 et finirent dix ans plus tard. Le
barrage est une pro
uesse technique : 4500m de long, 500m de large, 41
millions de m3 de sable et de graviers… le lac Assad, créé par ce
barrage, mesure environ 80km delong, 8 en moyenne de large et possède un
capacité en eau de 11,9 milliards de m3 ! Il a été construit
pour répondre aux besoins croissant en électricité de la Syrie, permettre
d’irriguer de vastes parties du désert et de les cultiver et de réguler le
débit de l’Euphrate pour empêcher les inondations. 8 énormes turbines et
déversoirs devaient produire 1,1 MWh à plein rendement, et les eaux
d’irrigation devaient transformer 640 000 ha de désert en terres
cultivables. Hélas, la construction de barrages turcs sur l’Euphrate en amont
de celui-ci a quelque peu diminué le débit de l’Euphrate et donc le rendement
de la centrale hydroélectrique, et l’irrigation intensive de parcelles de
désert après avoir donné de magnifiques prés d’herbe verte, a provoqué en de nombreux endroits
d’importantes remontées de sel qui ont rendu les terres stériles et incultivables
pour de nombreux siècles.
Le Qaalat
Jaber est un château du
moyen-age musulman. Avant la création du lac, le château défendait un important
point de traversé de l’Euphrate. Occupé successivement par la tribu locale Beni
Noumeir et le sultan seldjoukide Malik Shah en 1087, il est pris par les
croisés au début du XIIe siècle et passe sous le contrôle du comte
d’Edesse. En 1149, il est repris par Nour-el-Dine qui entreprend d’importants
traveaux de reconstruction. Il passe aux mains des Ayyoubides jusqu’aux
invasions mongoles du XIIe siècle, puis il est abandonné. Ses murs ont subit
une récente restauration anachronique, L’intérieur du château est un amas de ruines, et un grand minaret en
briqu
es (de style mésopotamien) est l’unique vestige de la mosquée qui occupait
ce lieu.
Cela ne nous a pas empêcher de
trouver un petit point de vue agréable sur le lac, pour déguster, en bons
français, un repas composé essentiellement de foie gras (merci Stéphan
e),
arrosé d’un ptit vin apprécié par le jeune Augustin J
, et terminé par l’excellent gâteau de notre amie Chantal. De retour à Raqqa,
en visitant la porte de Baghad, seul lieu historique de la ville, nous avons pu
comprendre ce que subissait Chantal quotidiennement dans cette ville peu
touristique de campagne : des étudiants sont arrivés par dizaine et nous
regardaient comme des bêtes curieuses : le touriste blanc est une denrée
rare dans cette contrée !
Après une petite messe grecque catholique (Deux églises dans la ville, pour 250 000 habitants, nous sommes ici en terre musulmanes) ou les femmes mettaient un voile en dentelle blanc ou noir sur les cheveux pour aller communier, retour en bus E.T. sur Alep, compagnie avec laquelle nous avons droit, pour la somme modique de 90 LS, à des bonbons et à une petite bouteille d’eau minérale.
Un grand bravo si vous avez lu tout le message jusqu’ici, nous avons donné des informations culturelles et pratiques pour faciliter la venue en Syrie des globes-troteurs. En effet, la saison touristique débute en ce moment, jusqu’à juin, le temps sera clément et les températures idéales pour visiter le pays.
Un long message à taper, avec le bruit des travaux dans les oreilles, (nan, pas encore fini).
A bientôt !
(Source des informations historiques : Guide Footprint Syrie-Liban)
14 novembre 2006
Week end du 4 et 5 octobre
Comme promis nous vous mettons un petit message pour vous raconter notre visite au Krak des chevaliers. Notre programme initial prévoyait de partir le Dimanche matin pour visiter le Krak (Grd château des croisés en Syrie) puis passer la nuit à Homs avec la visite de la ville et le lendemain départ sur Hama, célèbre pour ses Norias.
Cependant dans la nuit de samedi à Dimanche, une gastro-entérite (encore une) a terrassé Claire (due à l’eau, à un virus traînant ou à tout autre chose, mabaref ) ce qui a complètement chamboulé notre prgm.
Nous remettons donc uniquement la visite du Krak au lundi.
Le dimanche soir, JB en profite donc pour essayer le Hammam (Une expérience qu’il est indispensable de vivre en Syrie pour s’inculturer complètement). Les horaires hommes et femmes sont séparés bien sûr. Mais une séance au Hammam ne se raconte pas, elle se vie…Avis aux amateurs !!!!
Le lundi départ pour Homs, en Bus, à 8 h 30. Arrivés à la gare des bus nous nous rendons compte que nous avons oublié nos passeports, qui sont indispensables pour prendre le bus. Nous retournons donc à la maison puis revenons sur le garage des bus et embarquons. Arrivé à Homs, il nous faut maintenant prendre un service (Pour ceux qui ont oublié les services sont des minibus collectifs qui desservent les villages). Grâce à l’aide de plusieurs personnes nous trouvons le bon et attendons que ce dernier soit plein pour partir.
Nous voici arrivé devant l’immense château. Sa taille est impressionnante, ses remparts sont gigantesques (En plus il y a plein de couloirs obscurs, ce qui satisfait pleinement notre curiosité, bien que notre lampe de poche n’apporte pas un éclairage suffisant pour tout explorer). Nous essayons de nous imaginer la vie au temps des croisés au sein de cette forteresse. Cependant nous sentons que l’hiver est là, le froid nous transperce.
Nous notons quand même un bémol. Ce patrimoine fantastique que détient la Syrie n’est malheureusement pas mis en valeur. Il reste certes les pierres mais la priorité du pays n’est pas de faire revivre ce château le temps d’une visite et c’est un peu dommage. Les pierres sont nues, le site pas forcement très propre, (le ménage n’a pas été fait depuis longtemps) et il n’y a pas de panneau ou d’indication qui pourrai renseigner le touriste. Enfin grâce au guide bleu la visite est quand même fort intéressante.
Mais déjà le jour va bientôt se coucher (16h…), et après un petit restaurant c’est déjà l’heure de rentrer sur Alep. Retour en service, puis en bus et arrivé sur Alep bien fatigués.
Une visite à Al Bara et Sergilla (70 km au sud ouest d’Alep)
Al Bara et Sergilla sont deux villes mortes. On appelle villes mortes des villages chrétiens datant du IV ou Vème siècles qui ont été totalement désertés et qui aujourd’hui sont en ruine.
Dans le cas de Al Bara, une ville nouvelle a continué à se développer à 500 m des ruines. Le village de Sergilla est pour sa part totalement désert à part deux familles qui habitent au milieu des ruines… mais lisez donc la suite du message pour en savoir plus !!!
Comme d’habitude l’aventure commence toujours lors du départ en Bus. Il faut trouver le bon bus ou service pour se rendre au village de Ariha. La chose n’est pas aisée. Au gré des indications des chauffeurs nous nous déplaçons de station en station jusqu’à finalement embarquer dans le bon bus (1/2 heure est quand même nécessaire). Heureusement que les personnes sont extrêmement serviables !!!
Arrivé à Ariha, même rengaine, il nous faut trouver le bon service pour Al Bara. La chose est relativement plus facile (Nous prenons goût au jeu et nous nous débrouillons de mieux en mieux).
Al Bara est aujourd’hui une véritable petite ville moderne mais assez rurale. Sur la gauche s’étendent les ruines de la ville morte. Cependant ces ruines ne sont pas désertes. Elles accueillent aujourd’hui des oliviers à perte de vue et comme nous sommes en pleine saison de récolte, les rencontres avec les cueilleuses (ce sont la plupart du temps des femmes) ne manqueront pas. En tout cas le cadre est magnifique et c’est une joie pour nous et les coopérantes Point Cœur (Clotilde, Jennifer et Marie) de marcher en pleine nature. Le soleil est présent au rendez vous ce qui rend la ballade encore plus agréable.
Les ruines de l’ancienne ville d’Al Bara témoignent d’une cité très prospère. On dénombre plusieurs églises en ruines (4 plus 1 cathédrale selon les guides que nous avons eu beaucoup de mal à identifier, vue l’état général) de nombreuses maisons et deux tombeaux pyramidaux, absolument magnifique (en très bon état de conservation) qui témoignent de la richesse de ses occupants)…Regardez donc les photos pour avoir un petit aperçu.
Au passage nous admirons le travail de la récolte des olives !!!
Petit pique nique au milieu des ruines. Au menu falafels (nous vous laissons devinez ce que c’est…comme ça on saura qui a lu notre message !!!).
Puis nous partons à pied vers Sergilla (Environ 4 km de marche). Nous traversons à nouveau le village moderne d’Al Bara,…à la sortie de l’école. Nous avons un réel succès auprès des enfants. Une escorte nous accompagne à travers tout le village (regardez nos photos).
Un peu plus loin nous quittons la grande route pour nous diriger vers Sergilla, une grosse partie de notre escorte se dissous. Nous restons donc avec Bachar (garçon de 10 ans) et Bachra (fille de 8 ans) qui habite avec leurs frères et sœurs et leurs parents au milieu des ruines de Sergilla. Ils ont « retapé » une des maisons en ruines. Nous admirons ces deux enfants qui font 8 km à pied tout les jours pour aller à l’école !!! Ils sont ravis de faire cette route avec nous. Chemin faisant nous discutons et nous apprenons que leurs 7 frères et sœurs plus grand ont abandonné l’école et que leurs parents travaillent dans les champs d’olivier à Al Bara. Nous nous apercevons également que la petite Bachra a les chaussures trouées sous le dessous mais elle ne veut pas nous le montrer (1 km à pied ça use, ça use, un km à pied ça use les souliers). Après une promenade magnifique au milieu d’un espace un peu désert, nous arrivons enfin un Sergilla. Contrairement à Al Bara où les ruines sont disséminées dans les oliviers, ici, les maisons sont en très bon état de conservation. Le site est splendide… Peu de mots peuvent décrire cette visite. Nous vous conseillons encore une fois de regarder nos photos quoiqu’elles ne rendent pas totalement les couleurs de la nature.
Vers le milieu de notre visite un gamin et sa sœur nous poursuivent dans les ruines pour nous vendre des tickets au prix touristes (dix fois plus cher que le prix local que nous avons habituellement en tant que résident syrien). Nous refusons en expliquant que nous ne sommes pas des touristes et que nous n’avons pas d’argent… Ils ne comprennent pas…pour eux un touriste est forcement très riche. Ils insistent et insistent…nous décidons donc de partir. Sur la route du retour nous faisons du stop (il est déjà 3 heures et il faut se dépêcher de rentrer avant que la nuit tombe). Un service s’arrête, et nous rentrons sur Alep.
Nous avons passé une excellente journée à nous balader dans des lieux bibliques, qui nous a permis de faire beaucoup de rencontres...










