Des nouvelles de Syrie

Blog de Claire et Jean-Baptiste Mayer, jeune couple coopérants FIDESCO, à Alep (Syrie)

24 mai 2007

Mai

Non rassurez vous nous ne sommes pas morts !!!

Voici maintenant un petit bout de temps que nous n'avons pas mis a jour notre blog. Beaucoup de travail ces derniers temps nous ont empêché de vous donner des nouvelles.

Tout va bien pour nous sous le soleil de Syrie. Le temps a enfin décidé d'être plus clément. Après quelques jours de très grosse chaleur au début du mois de Mai, les températures sont redescendues et le temps est très agréable. Environ 28 degrés dans la journée, et la nuit 18 a 20.

Ce week-end nous avons fait un petit tour à la Hard (à coté de Homs en Syrie), ou il y a une jeune famille coopérante DCC (Olivier et Virginie et leur un petit garçon de 2 ans), dans un centre qui s'occupe entre autre d'accueillir des handicape. Olivier, qui a une formation dans le vin, doit mettre en place, la cave et la production de vin du domaine. Cette production doit a terme assurer la rentabilité du centre de formation des handicapes. Virginie quand a elle travaille au centre d' handicapés et donne la bas des cours de cuisine. Ils ont tous les deux une belle mission malgré les difficultés qu il rencontre, dont certaines sont sans doute liée a la culture puisque nous nous heurtons souvent au même.Moi_de_Marie_06

Le mois de mai est aussi le mois de marie. Dans le quartier chrétien d'Alep, cela est vécu d'une manière assez particulière. Beaucoup de femmes font un voeu, une prière, un demande à la vierge Marie et s'habillent d'une robe bleu avec une ceinture blanche pour ressembler à la vierge Marie. Bien sur, il ne s agit pas uniquement de portement le vêtement de la vierge, elles vont également au chapelet et à la messe tous les jours du mois de mai. Certaines, font également un voeu à Sainte Rita (la patronne des causes désespérés), le principe reste le même. Le soir à l’heure de la messe, les rues se remplissent et nous avons l’impression de croiser des religieuses.

Pour les étudiants de tourisme, les cours sont finis. Ils préparent actuellement les examens de fin d'année... Repos pour Claire ? Pas vraiment, il y a bien sur la correction des rapports de stage et il faut également organiser des examens blancs pour préparer les étudiants à la terrible épreuve de guidage.

Pour Jean-Baptiste, l’année se finira que le 7 juillet. Il reste donc encore pas mal de travail, surtout que les étudiants commence seulement a vraiment se lancer dans leur projet de fin d'étude... hum hum ! Pas mal de rendez vous en perspectives. Il faut par ailleurs assurer le recrutement pour l’année prochaine.

Nous vous souhaitons à tous une bonne continuation et bon courage a ceux qui passe des examens ou des concours

Claire et Jean Baptiste

 

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16 avril 2007

Après Pâques

Bonjour à tous et à toutes. Après les rameaux, à la fin de la semaine sainte, des processions ont eu lieu à Alep le vendredi saint. Contrairement à ce qui ce fait ce jour-là en France (Chemins de croix, tristesse, …) en Syrie c’était la grosse fête, à la messe grecque catholique, on lisait les derniers instant du Christ, puis une procession a eu lieu, avec le tombeau du Christ, pour son « enterrement ». Mais comme nous savions qu’il allait ressusciter, Vendredi_Saint_Procession_Maronite_avec_le_Christle peuple pouvait acclamer sa gloire et faire éclater sa joie (voir photos de l’album « Vie ma ville ») De notre balcon, nous avons pu assister à ces processions sur la place Fahrat enfin rénovée. Nous avons même invité 2 touristes, les points cœurs, Bertrand et François, des coopérants de passage à Alep avec leurs parents, … en tout une vingtaine de personne pour profiter du point de vue.


Vendredi soir, nous sommes ensuite partis sur Damas, avec François et Bertrand… en train de nuit ! Couchettes très confortables pour 315LS par tête (4€50) , 7h de trajet (4h30 en bus), un peu fatigués à l’arrivée mais une demie journée de gagnée pour visiter Damas. A Sham (autre nom de la ville, signifiant « Soleil »), nous retrouvions une maisonnée de la communauté de l’Emmanuel venu passer la semaine sainte au Liban et en Syrie, dont Charlotte, membre de l’équipe Fidesco. (Au passage, merci pour les saucissons, les plaquettes de chocolat et le fromage qu’elle a eu la gentillesse de nous ramener) Au programme, visite de Sham (une première pour nous) guidés par Bertrand, enfin je dis visite, mais nous avons visité surtout des cafés et des restaurants à cause de deux goinfres dont nous ne citerons pas le nom (petit dej1 à 7h30, petit dej2 à 9h, petit dej3 à 10h, dégustation de fruits confits dans le souk à midi, repas mezzés à 14h…)  il y a de grands appétits.
paques_089

Damas est vraiment différente d’Alep : de grandes avenues, périphérique,  de hauts immeubles, entourée de montagnes -d’où nous avons pris le crépuscule s’abattant sue la ville- c’est la capitale quoi. A coté, Alep fait figure plus sympathique de ville –pardonnez moi- paysanne, avec ses petites rues, ses immeubles de 5 étages maximum… Nous avons quand même pu visiter le palais Azem, endroit magnifique, les souks, et l’église de Saint Ananie, celui-là même qui baptisa St Paul et lui rendit la vue. Le soir, nous avons assisté à la Vigie Pascale à l’archevêché Maronite de Damas, où Mgr Samir Nassar nous a accueillis et rencontré (ami de Charlotte et François). C’est étonnant de voir la pauvreté de cet évêché maronite, qui est obligé de refuser des vocations faute de pouvoir assurer à de nouveaux séminaristes et prêtres de quoi vivre ! Par rapport à la communauté d’Alep, bien plus nombreuse et plus riche, c’est là-bas que les Chrétiens d’Orients sont en souffrance.
Le dimanche, après une messe en Français – chants en Latin (comme ça fait bizarre de comprendre les textes, l’homélie, se retrouver dans une ambiance de prière francophone après 7 mois de messes en arabe), direction la Mosquée des Omeyyades de Damas. Impressionnante. Après avoir laissé nos amis s’en retourner au Liban pour attraper leur avion, été voir le coucher du soleil sur Sham, fumé un narguilé dans un café où officiait un conteur des 1001 nuits, dîné dans un restaurant bédouin, et bien sur passé la nuit à l’hôtel, nous voilà partis le lundi pour Bosra, ancienne capitale de région, possédant un magnifique théâtre romain découvert il y a un siècle sous des tonnes de sable  englouti par le désert et les siècles. 2h de service « hop-hop » (car sur les routes et les bosses, ça fait hop, hop, hop-hop), 3h de visite, 2h de bus pour retourner à Damas, puis 4h30 de bus vers Alep… on ne plaindra plus des 3h30 de TGV entre Paris et Marseille .
Retour ensuite à la vie, train train quotidien, cours de Français pour Claire, organisation de séminaires pour JB, ….
A bientôt !

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03 avril 2007

Bientôt Pâques

 

Voilà un petit bout de temps que nous n’avons pas mis à jour notre blog…Non pas qu’il ne se passe rien dans notre vie mais qu’au contraire, elle est bien occupée et du coup nous n’avons pas le temps de vous en faire part.

 

La mission continue

 

Pour les étudiants de tourisme, le deuxième stage approche (début le 23 avril) et la fin de l’année aussi (les examens commence le 25 mai). Les beaux jours revenant, et une certaine fatigue se faisant sentir (Ils n’ont pas vraiment eu de vacances depuis le début de l’année), les esprits ont parfois un peu de mal à se concentrer. Il faut donc redoubler d’ingéniosité pour proposer des activités attractives.

Les étudiants de business quand à eux travaillent toujours autant mais leur projet de fin d’étude n’avance pas forcement très rapidement. Il faut dire que leurs journées de travail sont parfois bien remplies, à cela s’ajoute les cours et les séminaires avec souvent qu’un seul jour de week-end…

A propos de séminaire, ce week-end a été encore Alep_a_v_lobien occupé pour eux (et pour nous du coup) car un séminaire Finance et Economie Internationale était organisé. Au programme, une conférence sur….. le vendredi soir (très intéressante), et le samedi, un cours sur toute la journée sur…. Un grand merci à Mr Jacques Pelletier qui à apporté ses connaissances et son expérience au service du département.

 

Du 16 au 25 Mars avait lieu les journées de la francophonie. A cette occasion, les étudiants de tourisme de l’institut se sont mobilisés pour présenter en français l’institut Saint Basile ainsi que leur programme d’étude, et ont organisé un tour à bicyclette dans Alep qui a été un réel succès malgré la qualité médiocres des vélos utilisés, ces derniers étant assemblés en Syrie !!! (Beaucoup de crevaison et de chaînes cassées pour des vélos neufs). L’initiative a drainé des français (expatrié, VIE, ou coopérant) mais aussi beaucoup de syriens…

Les beaux jours revenant, nous en avons profité le dimanche 25 mars pour aller voir le Qalaat Salah ad Din…ou château de Saladin. Cette forteresse Franque (contrairement à ce que son nom indique est construite en pleine nature, dans un paysage magnifique  de myrtes et de chênes kermès. (Vous trouverez bien sur les photos dans notre album photos).

Vous allez sans doute nous demander, si c’est une forteresse franque pourquoi s’appelle t-elle le château de Saladin ?

En fait ce château ne doit rien au grand homme de guerre Musulman sinon qu’il en fut son conquérant. Cette citadelle est tout entière l’œuvre des Francs. C’est même la plus vaste de celles qu’ils ont construite durant leur présence en terre sainte.

 

Chateau_de_Saladin_053Situé à 50 km de Lattaquié, l’état général du château est assez ruiné mais le cadre tellement enchanteresque et la construction tellement imposante qu’elle vaut le détour. L’un des points le plus impressionnant de ce château est le défilé creusé à main d’homme afin de séparer par un fossé, le château de la montagne.  Au milieu de ce défilé trône un extraordinaire pilier monolithique de 28 m de haut qui servait de point d’appui pur le pont-levis.

Les 500 000 m3 de roches dégagées lors du creusement de ce ravin furent utilisé pour construire le château. Comme d’habitude nous avons utilisé les transports en commun, ce qui fait que pour couvrir la modeste distance de 140 km entre ce château et Alep, il nous a fallut à l’aller comme au retour plus de 4 heures mais aussi l’occasion de découvrir le mode de vie des syriens et de se rapprocher d’eux.

Le carême touche à sa fin

Dimanche, c’était le dimanche des rameaux. Après la messe, les chrétiens des différents rites se rassemblent sur la place Fahrat (juste en dessous de notre balcon) pour une petite procession, avec fanfare. Les enfants portent des bougies et ils agitent des rameaux.

Après la messe à l’archevêché Grec Catholique, très belle messe, chantée et difficile à décrire où nous n’avons pas compris grand-chose (comme d’habitude), nous sommes allés sur notre balcon afin d’observer la procession de haut…

Ici, quand on est chrétien on le montre… les jeunes gens sont fier de mettre un rameau dans la poche de leur veston pour montrer leur appartenance religieuse.

La semaine sainte va continuer ici, rythmé par les offices et les processions. On nous a raconté qu’à cette occasion touts les chrétiens sont dans la rue. De plus, hasard du calendrier cette année, la fête de Pâques Catholique et Orthodoxe tombe le même jour… Mais cela fera l’objet d’un autre message.

 

A l’occasion de Pâques nous aurons quelques jours de vacances (du Jeudi Saint, jusqu’au Lundi de Pâques). Samedi, dimanche et Lundi nous prévoyons d’aller à Damas, pour fêter Paques avec des membres de la communauté de l’Emmanuel, qui viennent en Syrie. Une occasion sans doute de partager sur notre mission et de découvrir la capitale du pays que nous n’avons encore jamais visité.

 

Bonne semaine sainte à tous et bonne fête de Paques

 

Claire et JB

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26 février 2007

Week-end syrien...

Nous prenons la plume pour vous raconter notre week-end pas très reposant d’ailleurs mais tellement riche.

 

Le département Business organisait en cette fin de semaine un séminaire sur la communication. A cette occasion, une professeur du Cerfal (Paris) est venu à Alep pour réaliser une intervention pratique, le samedi, devant les étudiants du Business concernant la rédaction et la présentation des dossiers professionnels (Ils pourront mettre en application direct ces conseils lors de la rédaction de leur rapport sur leur projet de fin d’étude), et le dimanche soir une présentation sur la communication et la négociation interculturelle en entreprise. L’organisation des séminaires incombe en grande partie à Jean-Baptiste…autant dire que ces derniers temps il n’a pas arrêté.

 

Claire ne s’est pas ennuyée pour autant. Le samedi, une sortie pédagogique dans la ville d’Alep était organisé pour les étudiants de tourisme par Mame Marcel (Professeur d’Histoire) afin de leur donner quelques conseils pratiques sur le guidage touristique. Claire les a accompagnés…Ils ont parcouru à pied la ville et ses monuments de 9 h du matin à 14 h 30…ça fait du sport tout ça.

Le dimanche matin, elle a profité des conseils de Mame Marcel pour s’improviser guide touristique pour Mame Stéphanie Prot (L’intervenante pour le séminaire Business…) Vous suivez toujours.

 

Mais la journée du dimanche ne s’arrête pas là. Nous avons été invités aux fiançailles d’une étudiante arménienne du département tourisme. La communauté arménienne est très nombreuse à Alep. La plupart d’entre eux ont fuit leur pays lors des génocides arméniens et se sont installés en Syrie. Très bien intégrés à la société syrienne, ils gardent cependant leur propre langue, traditions…et se marient entre eux….

La fête des fiançailles, pour cette communauté est presque aussi importante que le mariage. Il y avait environ 200 invités (A coté nous étions peu nombreux à notre propre mariage).

Fian_ailles_001

Tout d’abord les fiancés échangent une alliance, (l’alliance qui servira pour le mariage…cependant elle est mise, en attendant cet évènement, à la main droite) en signe de promesse de mariage, chez les parents de la demoiselle devant la famille seulement. Puis les amis viennent à la maison pour féliciter les nouveaux fiancés, ce que nous fîmes avec les étudiantes de l’institut également invitées et les autres coopérants (nous étions sans doute un peu gauche car nous ne connaissons pas trop les coutumes). Puis les invités partent pour le restaurant - arménien - (Il est alors 22 h 30) et attendent l’arrivé des fiancés.

23 h 30 : ça y est ils arrivent…et la fiancée découpe alors un énorme gâteau au moyen d’un sabre…Impressionnant !

Le repas et la soirée peuvent alors commencé. Danse orientale garantie toute la nuit !...Allez faire un petit tour dans l’album photo pour vous donner une idée de cette soirée.

 

Nous n’avons pas assisté jusqu’à la fin car Claire, travaillait exceptionnellement le lundi matin (Elle remplaçait un professeur absent). Ça tombait mal quand même. Le réveil a été un peu dur.

Pour sa part JB est allé visiter une grosse entreprise alépine avec Mame Prot qui repart pour la France ce soir…

 

Nous vous souhaitons donc un bon carême, vu que nous sommes entré dans ce temps lundi dernier (Et oui ici, il n’y a pas de mercredi des cendres mais un lundi des cendres même chez les catholiques de rite latin).

Posté par cjbmayer à 16:26 - La vie en Syrie - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 janvier 2007

Vie ma ville

Bonjour à tous ! Après 15 jours d’absence, nous reprenons la plume pour vous donner des nouvelles… fraîches ! En effet, il ne fait pas très chaud en ce moment en Syrie, début janvier, il gelait le matin, il a même neigé un jour ! Mais les flocons n’ont pas tenu… dommage. En ce moment, climatiquement parlant, c’est la sécheresse : l’hiver, saison la plus pluvieuse de l’année n’a pas encore eu son cota de précipitations, les agriculteurs sont inquiets…Mouchabbak_15_jan_004





Le WE dernier, ballade dans la steppe de Mouchabak, église abandonnée du Vème siècle à 35 kms d’Alep, presque en état de recevoir un office ! Lors du pique-nique qui a suivit, nous nous sommes fait accostés par Mohamed et Hammed, deux (très) jeunes bergers , étonnés de voir des touristes dans leurs pâturages, des étrangers qui prennent du plaisir à marcher dans le djebel… Clin d’œil à l’amiral, je sifflotais : « Et je conduit mon troupeau, hoho, vers les haut pâturages,…. » bon, c’était pas le col d’Aspin, mais bon, on a le droit de siffler hein !

 

 

Beaucoup d’entre vous nous demandent : « Et vous mangez quoi comme légumes ? Et c’est très différent ? » Pour vous répondre, regardez cette photo : chez l’marchand d’légumes (khudâr) ,Vie_ma_ville_002

on y trouve des tomates (Banadura), des courgettes (), des patates (batata), des choux, des choux-fleur, des carottes (djazra), des oignons (bâssal), des salades, des oranges (bordoural), … bref, comme chez vous ! Et à des prix en moyenne 4x plus bas ! (on trouve aussi des bêtes bizarres: grenade, carottes noires, et une sorte de gros pamplemousse)Vie_ma_ville_004

 

On trouve aussi de la viande, du bœuf (tout à 400LS = 6€ soit le kilo, filet comme viande hachée) et du poulet (faroudje), et du gros bien dodu, comme celui des landes de Pierre (si là tu mets pas un commentaire, j’saurais que tu lis pas notre blog) ;)

 

 

Vie_ma_ville_001En ce moment, on vous l’a déjà dit, notre rue est en travaux… yen a pour 3 mois comme ça et notre marchand de sac, en dessous de chez nous est désespéré : pas beaucoup de clientes, de la boue et du bruit … il fait la discute avec les ouvriers et devient conducteur de travaux !

 

 

 



Pour les nouvelles du boulot, Claire a préparé les examens de ses élèves (on mettra les sujets en ligne, pour voir si vous êtes forts en français), ça lui a à peu près pris tout le samedi en plus de la semaine ; et JB est à fond, à la fois secrétaire et décisionnaire… : procédures à mettre en place afin de « cadrer » le MBA, vérifier les notes des élèves, les transmettre aux entreprises, s’occuper des cours des profs, du projet annuel des étudiants, leur expliquer comment s’organiser pour mener à bien ce projet, donner des cours de français (3h / semaine le mardi soir) , …., bref, pas question de s’ennuyer !

 

 

Donnez nous de vos nouvelles et aller visiter l’album « vie ma ville », de nouvelles photos sont dispos… Et un conseil, pour vous mettre dans l’ambiance sonore, cliquez sur « diaporama »

 

 

 

 

Posté par cjbmayer à 18:21 - La vie en Syrie - Commentaires [4] - Permalien [#]

06 janvier 2007

Les fêtes de fin d’année à Alep chez Claire et JB…

Pour changer, c’est nous (Stefan beau frère et Agnès sœur de JB) qui écrivons une page pour le blog en espérant être à la hauteur de la tâche !

24 décembre :

Pour commencer, petit conseil pratique : si vous voulez voyager serein, réservez votre billet d’avion à l’avance pour arriver directement à Alep et éviter ainsi de passer par Damas. Arrivés avec une heure de retard à  4h du matin à l’aéroport de Damas, il nous a fallu rejoindre le bus gratuit Alitalia soit disant facile à trouver  (« Juste en sortant, c’est écrit en gros dessus !» - en réalité, affichage minuscule sur le pare brise en haut à gauche). Et puis, inutile de demander à la petite gare routière, ils ne parlent que l’arabe et veulent vous vendre un ticket pour Jenesaisoù ! Après 4h30 de route nous sommes arrivés à Alep, le bus nous a déposé au bord du trottoir au milieu de nulle part. Dépaysement garanti dès la première minute : que des hommes (il était trop tôt pour les femmes) dans la rue qui nous dévisageaient comme si nous arrivions de Mars. Heureusement, Claire et Jean-Baptiste sont arrivés très vite.

Après nous être remis de nos émotions nous sommes partis tous ensemble faire des courses pour le repas de Noël dans les petites rues autour de l’appartement. Ce qui nous étonnés, c’est que les « boutiques » sont très spécialisées : il y a une rue pour la viande, une autre pour les fruits et légumes etc…

Le soir : messe de Noël à minuit à l’église maronite juste à côté. Tout est en langue arabe mais les rites sont les mêmes (sauf au début où il y avait plusieurs processions dont une pour habiller l’évêque) donc on s’y retrouvait a peu près d’autant que les point cœurs, nous avaient prêté le livret de messe dans les deux langues. Merci beaucoup !

25 décembre :Noel_2006_010

Grand repas de Noël avec Jean-Baptiste en maître de cérémonie. Les autres coopérants avaient été conviés pour festoyer. Au menu : foie gras (importé de France, merci aux parents !), terrine de légumes sans gélatine (introuvable, bravo JB !), taboulé syrien (sans semoule), dinde farcie aux marrons et pommes de terre, bûche (achetée chez un pâtissier) et n’oublions pas le pain aux raisins et à la confiture de figues…. Un vrai régal !!

Après avoir si bien mangé nous avons fait une promenade digestive dans la nuit (le soleil se couche à 16h30) dans les rues d’Alep.

26 décembre :

Réveil sous la pluie.

Découverte d’Alep avec un grand guide touristique : Claire pour qui les églises, les rues, le souk, la grande mosquée, la maison des fous, une fabrique de savon et autres curiosités n’ont plus de secrets !

Nous avons été impressionnés par Claire et Jean-Baptiste. Ils se débrouillent bien en arabe, assez pour ne pas se faire arnaquer par les taxis ou par les vendeurs et puis ils osent, ils essayent, ils y vont au culot  et ça marche !!!

Par exemple, à la grande mosquée, on voulait nous faire payer l’entrée parce que nous ne sommes pas musulmans (alors que Claire et JB y étaient déjà entrés sans payer). Claire et JB ont argumenté pour ne pas payer mais ça n’a pas marché. Alors, au lieu de payer comme des bons touristes, on est parti et on a fait le tour de la mosquée pour rentrer par la porte des musulmans. Là,on s’est fait de nouveau repérer mais Claire a insisté en disant qu’elle voulait voir le tombeau de Zakarie, le père de Jean le Baptiste et qu’en tant que chrétienne, elle avait bien le droit d’y rentrer sans payer, juste pour voir le tombeau… et ça a marché ! Mais on était étroitement surveillés et donc nous n’avons pas pu aller dans la grande cour.

Autre exemple : la fabrique de savons : un endroit où Claire avait emmené ses élèves en guidage. Tout semblait fermé, il faisait presque nuit, mais bon allez, on y va , on toque, quelqu’un ouvre et après un cours échange nous fait visiter la fabrique qui n’est pas encore en service, il faudrait qu’on revienne la semaine prochaine.

Encore un autre : le souks ou les taxis : Hadesh ada ? (combien ça coûte ?) Rali  (cher)!! Et si le vendeur ou le chauffeur ne baisse pas le prix, on s’en va, tout simplement ! En général, ça marche, quand on s’en va, le vendeur te rattrape dans la rue. C’est pas parce qu’on est des touristes qu’on doit se faire arnaquer ! Et puis maintenant, ils ont leur petit réseau de connaissances : on les reconnaît et on nous invite tous les quatre à boire le thé. Et comme Stefan et moi sommes de leur famille, on a droit à un prix spécial !

27décembre : Saint Siméon et Réfadé

Deux sites très jolis et calmes que Claire et Jean-Baptiste ont déjà visités. Ce jour la, Claire un peu fatigue s'est repose a la maison. Nous y sommes donc allés, toujours impressionnés par la « tchatche » de nos Syriens d’adoption : cette fois, il fallait négocier le service (mini bus). Noel_2006_Agnes_036

A Saint Siméon, nous avons rencontré le même homme qui avait invité Claire et JB à prendre le thé. Cette fois, il nous a invités à manger. Nous avions prévu de pique-niquer car l’endroit est magnifique mais lui ne comprenait pas l’intérêt de manger par terre alors qu’on serait mieux chez lui. Donc nous y sommes allés en moto : d’abord Stefan et moi, ensuite JB. La prochaine fois, il nous a expliqué qu’il faudrait rester dormir !

Nous avons eu bien du mal à partir pour Réfadé à pied car apparemment les Syriens sont assez anti-marche ! La promenade n’a pas l’air d’être un loisir très répandu !

28 et 29 décembre : Palmyre

Noel_2006_Palmyre_113

Il n’y a qu’un mot : EXTRAORDINAIRE pour définir ce site. Même si le trajet s’est révélé être une vraie odyssée !

Trouver un bus : jusque là pas trop de problème mais parfois le bus n’est pas vraiment en bon état. En plus, avec l’Aïd (fête du grand sacrifice), les prix ont été augmentés et les bus sont pleins. Pour résumer le bus : 2h pour aller à Homs, puis changement de gare puis 2h pour aller à Palmyre. Dans le 2e bus, les gens nous regardaient avec étonnement… les cheveux blonds, ça en intrigue plus d’un. En tout cas encore une fois, mention spéciale à  Claire et Jean-Baptiste qui se sont super bien débrouillés pour trouver le bon bus !

A noter sur les bus : on ne choisi pas sa place : quand on l’achète, on a un numéro de place et malheur à celui qui s’assoit à une place qui ne lui a  pas été attribuée !

Palmyre : un endroit où les touristes sont pris en charge dès la sortie du bus. A notre arrivée, nous avons posés nos sacs à l’hôtel, défini le programme et mangé un morceau au « spring garden» restaurant géré par Mohamed, un polyglotNoel_2006_Palmyre_037te qui connaît un certain Alexis que connaissent Claire et Jean-Baptiste. Ensuite, nous sommes allés voir le coucher de soleil du haut du château de Saladin puis notre chauffeur de taxi nous a emmenés voir des bédouins… qui vivent certes sous une tente mais avec l’électricité et le satellite : néons en guise d’éclairage, téléphones portables, télévision…de vrais bédouins quoi !!

Le soir : dîner au restaurant de Mohammed : Mensaf (plat traditionnel  de Palmyre composé de poulet ou de mouton dans une sauce au pois chiches et accompagné de riz, de pommes de terre et de tomates… un délice ! Ensuite, Mohammed a enseigné le backgammon à Jean-Baptiste. En bref, une soirée bien sympathique.

Le lendemain, nous avions rendez-vous à 8h pour découvrir les ruines de Palmyre à dos de dromadaire. C’est impressionnant quand le dromadaire se lève puis après c’est un peu comme une promenade à cheval.Noel_2006_Palmyre_054

Palmyre (Tadmor) était une grande cité commerçante au cœur du désert de Syrie au IIIe siècle jusqu'à sa destruction par les Romains et à la chute de la reine Zénobie en 272. Nous avons trouvé ce site splendide, d’autant qu’il y avait très peu de touristes. On avait l’impression de découvrir des ruines car beaucoup de pierres sont encore par terre.

Un grand merci à Chantal, coopérante à Raqqa qui nous a offert des bonnets à Noël… ils ont été très appréciés !

Après une heure de dromadaire, nous avons visité le théâtre qui a été restauré et sert lors de l’organisation de certains événements puis le temple de Bêl (Zeus local).

Notre chauffeur nous a ensuite emmenés visiter deux nécropoles : la tour d’Elahbel et l’hypogée des trois frères, caveau souterrain remarquablement conservé.

Ensuite, nous nous sommes promenés dans l’Oasis où se ne sont pas des cocotiers mais des dattiers qui poussent.

A midi Mohamed nous a invité à déjeuner puis nous sommes repartis vers Alep.

30 décembre

Journée de repos, après toutes ces aventures, il fallait bien une grasse mat’ rythmée au son de l’Avé Maria du clocher maronite (qui sonne faux d’ailleurs).

31 décembre

Dernier jour de l’année 2006. Agnès et Stefan sont allés, en bons touristes, visiter la citadelle d’Alep. Pour le soir, après avoir été voir dans plusieurs restos, les prix étant assez élevés, avec des menus imposés, nous avons décidé de réveillonner à la maison. Ca tombait bien, il restait du foie gras et d’autres bonnes choses au frigo. Agnès s’est occupé du dessert en faisant une razzia à la pâtisserie, tellement elle restait ébahie devant les éclairs, parfaits et moelleux au chocolat à 25 Livres/ pièce (40 centimes d’euros). Pas de pétards ni de feux d’artifices tirés du balcon, mais les voisins étaient équipés et nous avons pu profiter du spectacle.

1er janvier 2007

Shopping dans Alep, après un repos bien mérité. JB a essayé d’acheter un jean et un pull, mais les jeans essayés étaient taillés pour des petites cuisses et un gros bedon (fo manger plus gras…) résulat moulé au niveau des fesses mais 15cm en trop à la ceinture. Les pulls, idem, ça flottait au niveau du ventre… et pourtant, le JB il est pas maigrelet ! Va falloir abandonner les boutiques bon marché et aller essayer ailleurs !

2 janvier

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Visite des villes mortes dans les djebels Barisha et Ala. Ces sites sont impressionnants, pour reprendre l’expression de Stefan : « On dirait la Bosnie » Entendez par là, tout est en ruine, mais dans un excellant état de conservation, comme si ça avait été détruit il y a deux ans à peine. Pour cette visite, nous avons loué un service à la demande, le chauffeur nous a extorqué 1500 livres (le prix normal est 1000, mais avec l’Aïd, ils en profitent) ce qui est quand même bon marché. Au programme : la voie romaine de Tell Aqibrin, large de 6m qui reliait au IIeme siècle Antioche à Chalcis (Qinnesrin), Baqiha, Qualb Lozé, Qirqbizé, … Des églises du Vème siècle, des maisons, des temples, tout cela habité maintenant par les brebis que laissent paître les habitants du village d’à coté. Villes_mortes_Agnes_Stef_075

Après cette excursion, JB et Claire ont accompagné les deux aventuriers jusqu’au bus Alitalia pour Damas, puis Paris.

Que d’aventures, bravo si vous avez lu ce messsage jusqu’au bout.

N’oubliez pas d’aller voir les albums photos, mis à jour.

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04 décembre 2006

Santa Barbara

Bonjour a tous.

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Le 4 decembre, au Liban conme en Syrie, les gens se déguisent et font du porte à porte. Ils commémorent la fuite de Barbara de la tour où elle fut emprisonnée. Cette fuite n'aurait été guère réussie sans l'aide de ses amies qui lui donnèrent l'idée de se déguiser.

Pour feter cette tradition, nous avons etes invites chez nos amies les points coeurs, avec qui nous avons fete la sainte Barbe. Beaucoup de monde etait rassemble dans leur petite maison. Les enfants etaient deguises et nous aussi d ailleurs !!!

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Barbe )

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Au son du jumbe et de la musique orientale tout le monde a danser avant demanger le plat taditionnel de cette fetes. Il s'agit d'ebly cuit avec du sucre melange a des bonbons au gouts d'anis. Nous ne sommes pas fan...Enfin nous devons nous habituer aux coutumes locales. (Admirez Jean-Baptiste en train de danser)

En fait ce plat a une signification. Les grains de bles representent les paroles de l'evangile semees dans notre coeur qui donneront du fruit si notre coeur est prepare.

Notre lundi apres midi fut occupe avec les enfants dont s occupe tante Leila. Tante Leila est une voisine qui recoit l'apres midi pour du soutien scolaire des enfants dont les situations familiales sont dificcile. Parents mort ou en prison, parents qui travaillent et eleves seules leurs enfants... Ce sont des enfants issus des familes chretiennes pauvres d'Alep qui passeraient sans doute leurs apres midi dans la rue si tante Leila n'etait pas la. Nous alons regulierement l aider, non pas pour fairedu soutien scolaire (nous ne savns pas lire l'arabe) mais plutot pourfaire des jeux avec les enfants. Aujourd hui nous avons fait une partiede Uno et des coloriages sur Noel (Et oui nous sommes au debut de l'avant) qui ont eu un grand succes.

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21 octobre 2006

Une initiative très intéressante.

Iftar_19_oct_2006_012Le Jeudi 19 octobre, l’archevêché grec catholique d’Alep a organisée un Iftar (Repas du soir, à la tombée du jour « cassant » le jeune pour les musulmans) où les chaires (personnes réalisant la prêche dans les mosquées le vendredi après la prière du milieu de la journée) des différentes mosquées d’Alep ont été invités. A la demande de Monseigneur Jeanbart, Jean-Baptiste a réalisé la couverture photographique de ce repas.

Le symbole de Musulmans et de Catholique de tous les rites (Latin, Syriaque, Maronite…) réuni autour d’un Iftar dans un archevêché est assez fort. Quel beau témoignage de respect et de volonté de paix, malgré les fossés et les incompréhensions entre les deux religions.

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22 septembre 2006

Arhlen

Notre vie à Alep s’organise petit à petit, nous aménageons progressivement notre appartement pour nous sentir chez nous. Ici les choses qui nous semblent banales en France peuvent devenir de petites aventures

Samedi, nous sommes allés à la fête du coton, qui se passait à coté de chez nous: tambours, trompettes, défilés de chars décorés, de pompiers, et honneur au président Syrien. Ce dernier est d'ailleurs très souvent en poster géant dans les magasins, ou dans la rue (en France, on met Zinédine Zidane)

   Voir l'album "fête du coton"      

Dimanche l’envie nous a pris de sortir respirer l’air de la campagne afin d’échapper au bruit et à la pollution d’Alep…Direction Saint Siméon ( A 30 km au nord d’Alep) à l’aide d’un Service, minibus collectif, souvent très âgé dont on se demande si il ne va pas tomber en morceaux au prochain virage !!!.

 Trouver la station de services à déjà été tout une affaire, notre guide touristique et sont modeste plan ne suffisent pas à trouver la bonne route…Alep est une grande ville où s’alternent les grandes avenue bondées de taxis et les micros rues bondées de monde. Arrivés à la station, nous montons dans le service qui dessert Dart’Azzé (A 5 km de St Siméon)où le chauffeur nous propose d’emblé de nous amener jusqu'à St Siméon pour 100 lires et de nous y attendre 2 heures pour le retour…Avec nos faibles connaissances nous tentons de lui dire que nous souhaitons marcher jusqu’à notre destination pour profiter de la campagne….
Nb : 1euro correspond a 65 lires, soit 10 lires =1
franc pour les nostalgiques J

 En Syrie, les gens marchent peu, il est vrai que le temps est souvent très chaud et surtout les personnes ne comprennent pas l’intérêt de marcher alors qu’il y a des voitures ou d’autres véhicules pour rouler (charrette à ânes, moto, mobylette avec charrette incorporé ou la famille peut s’entasser)
 Le chauffeur de service, lui aussi ne comprend visiblement pas notre désir…. Arrivés à Dart Azzé, il insiste pour nous offrir un coca… et nous explique qu il doit prendre sa femme pour l’emmener à la maison et qu’il va gracieusement nous avancer sur la route…nous ne pouvions refuser. Nous embarquons donc, sa femme n°2 (sur 3 ) et sa fille (Fille de sa première femme, cette dernière dormant). Finalement il nous emmène jusqu’à notre destination finale !!! et quand nous lui proposons de lui payer la course entre Dar Azzé et St Siméon, il refuse…
 Au total, nous avons payé 25 lires pour deux, soit 2,5 francs (Environs 0,4 €) soit le prix d’une course uniquement entre Alep et Dar Azzé pour arrivé jusqu'à St Siméon + 2 cocas… Je suis sur que les cocas lui ont coûté plus cher que nous lui avons donné!!!    

Nous avons passé un bon moment à St Siméon qui est un site remarquable. La colline où est construite la basilique domine la vallée de l’Afrin, paysage sec et un peu désertique, avec ci et là des champs d’oliviers (voir album photos). Le silence y est impressionnant !!!
  St Siméon était un des premiers chrétiens de cette région, souhaitant vivre une vie d’ascète en se consacrant à la prière et au jeune. Ce lieu est devenue pendant de nombreuses années un lieu de pèlerinage des chrétiens de la grande Syrie (Syrie, Liban, Jordanie, Palestine). Les restes de la basilique témoignent de l’importance des communautés chrétiennes en Syrie dans les premiers siècles après JC.

Le retour de cette ballade fut lui aussi épique. Parti pour marcher jusqu’au village pour reprendre un service (Nous tenions vraiment à marcher !!!), des bédouins, conduisant un espèce de pick up non bâché à l’arrière, nous proposent après 2 km de marche environ de monter à bord de leur véhicule. Nous embarquons donc à l’arrière avec pour voisin de voyage un mouton !!!. Ces derniers nous déposent juste devant un arrêt de service pour le retour sur Alep.

Nous sommes vraiment touchés par la gentillesse et le dévouement de l’ensemble des personnes que nous croisons sur notre chemin.

 Nous avons également été surpris par la différence entre les quartiers pauvres d’Alep (Vers la Station de service) et les quartiers riches en périphérie de la ville. La différence existe certes partout, dans toute les villes du monde mais elle peut être plus ou moins masquée !!!

Posté par cjbmayer à 18:17 - La vie en Syrie - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 septembre 2006

Marhaba a tutti

Marhaba !

Déjà 15 jours que nous sommes arrivés dans ce pays ! Heureusement que nous y restons plus longtemps, les gens qui viendront nous voir pendant leurs vacances comprendront que le temps passe vite ici.

Au niveau du climat, il fait chaud, et c’est agréable. De temps à autre une petite brise parcourt la ville, ce n’est pas de refus, surtout entre 13h et 16h, heures durant lesquelles le soleil est le plus méchant. Et encore, nous arrivons à la belle saison, la seconde période touristique du pays (la première étant d’avril à juin). Bref, le temps va être clément jusqu’aux premières pluies vers le 20 octobre. Seul point négatif à propos du climat : le désert étant aux portes de la ville, et n’ayant pas plu depuis 5 mois, la poussière est au rendez-vous, les gens habillent de housse la carrosserie de leurs voitures et certains couvrent même leurs sièges de plastiques…

La mission se déroule bien : pour JB, après avoir commencé sur les chapeaux de roues le 30 août, au lendemain de l’arrivée, l’emploi du temps est plus stable, « je prend mes marques et j’essaie de bien poser les choses », ce qui n’est pas toujours évident dans la mentalité orientale.

Pour Claire, premiers cours de français donnés ce lundi, 2h par jour aux premières années, qui découvrent cette langue « Il y a du boulot, mais les élèves (11) sont sympas ! » Les cours de seconde année débuteront le 25 septembre, par une semaine intensive à la montagne (nous vous en reparlerons plus tard)

La découverte de la culture est un régal : non seulement au niveau des papilles – ici le plat journalier n’est pas manioc ou riz collant : il n’y a pas de plat journalier, vu la multitude de la cuisine Syrienne- Tous les midis nous mangeons à l’archevêché, aux petits soins d’une cuisinière, ce midi au menu c’était : cannellonis de poivrons au mouton, accompagné de riz au thon et d’une sauce à la mente ; nous nous régalâmes.

Bref, la culture Syrienne est étonnante et dénote sérieusement de ce qu’on connaît en France. Par exemple : dimanche, nous sommes allés nous promener dans le souk (ici, le vendredi est comme le dimanche en France, les musulmans se reposent et les chrétiens travaillent ; le dimanche, tous les musulmans travaillent, alors que les chrétiens se reposent … vous suivez ?)

Donc dimanche, nous sommes allés nous promener dans le souk aleppin, histoire d’aller se paumer et de faire des rencontres (27kms de galeries, à faire pâlir les centres commerciaux). On y trouve de tout, des peaux de chameaux aux épices, en passant par les parfums, les petits dessous coquins pour ces dames voilées de noir, des ceintures et des chaussures, des antiquités plus ou moins antiques, … Le souk aleppin étant voûté, il est bon de s’y promener en toutes saisons, frais l’été et chaleureux l’hiver. Dès notre entrée dans la caverne d’Ali-Baba, nous fûmes accosté par un jeune homme, après quelques mots baraguinés en anglais, nous comprîmes qu’il nous invitait dans sa boutique à prendre le thé – une institution ici-. Ce que nous fîmes, et non sans regrets car après avoir traversé la main street du souk, nous débouchâmes sur la citadelle, joyaux de l’architecture médiévale devant lequel nos pauvres châteaux cathares ne paient pas de mine. Après un bon thé brûlant, nous retournions dans le souk, accostés par plusieurs marchands qui nous invitaient dans leur boutique au seul son de la langue de Molière. Nous allions essayer de retrouver notre chemin lorsque nous fîmes connaissance avec Mohyeddin « Vous êtes français ? » « Oui, mais nous sommes pressés, nous n’avons pas envie de voir ta boutique » « Ah ah, ce n’est pas un problème, je n’ai pas de boutique. Je suis étudiant en littérature française et j’ai envie de parler le français pour m’entraîner… » Nous entamions donc la conversation, arrêtés entre le boucher et le vendeur d’anis. Une demi-heure de discussion pendant laquelle nous expliquions, que nous sommes ici non pas en touristes mais en tant que volontaires, chose peu évidente à comprendre, et que nous avions mis de coté nos salaires d’ingénieurs français pour vivre chichement en Syrie aux cotés des population, chose encore plus dur à comprendre dans un pays où les gens cumulent chauffeur de taxi et prof d’université pour nourrir la famille et profiter un petit peu des merveilles occidentales : télévision, téléphone portable dernier cri, voiture, … Il nous a proposé de venir donner des cours de français de soutien à l’université, pour pas cher…

Nous avons quand même pris son numéro de téléphone, et prévu de le revoir un de ces 4.

Nous sommes ensuite aller chercher de la farine, pour faire notre pain, ou au moins tenter de le faire, par exotisme. Pas évident, on dit « thaarine », mais ne nous le savions pas… Un brave homme, parlant un anglais excellent s’est proposé de nous aider, c’est la première fois qu’il voyait des touristes voulant faire leur pain. On lui a dit qu’on cherchait aussi du raisin, pour faire le vin, et du lait pour du camembert, mais là, il ne nous a pas cru. Après avoir acheté notre farine, il nous a invité dans sa boutique, boire un thé. Se laissant tenter, nous l’avons accompagné : il tient un magasin d’antiquité (voir les photos). Après 4 verres de thé, il nous demande « do you have a dinner ? » Nous répondîmes « not yet » et il nous invita à partager le sien. Arak pour JB, sweet wine pour Claire, la soirée débutait bien. A la fin du repas, composé de Moutabbal (purée douce d’aubergine grillée, sésame, huile d’olive, citron, ail), de hommos, de kebbé, faroudje et salade composée – délicieux repas- il offrit à Claire un collier, me permit de choisir un objet dans son magasin, et fit essayer à Claire une tenue traditionnelle (voir photo). Que de choses pour nous, partis à quatre heures se balader dans le souk !!! Quelle hospitalité ! Quelle gentillesse !!

Voilà les amis, un aspect de la culture syrienne, tels que vous le verrez si vous venez dans ce pays.

Tout le monde a suivi ? Le message n’est pas trop long ?

Connectez-vous régulièrement sur http://cjbsyrie.canalblog.com pour avoir des nouvelles, nous essaierons d’en écrire toutes les semaines.

A bientôt !

Claire et Jean-Baptiste.

Posté par cjbmayer à 16:15 - La vie en Syrie - Commentaires [4] - Permalien [#]



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